Reportage
Vers minuit, le Quentin-Grégoire débarque sa marée sur le port des Sables-d’Olonne : plus d’une tonne et demie de poissons dont 900 kg de langoustines. Car en ce moment, c’est elle la vedette ! Le camion réfrigéré prend la direction de la criée du Croisic, tandis que le bateau reprend la mer. Pour nous, le moment est venu d’embarquer à bord.
A la poupe du navire, José, Olivier et Nizer surveillent le chalut. Après trois heures passées sur les fonds sablonneux, le gigantesque filet libère ses prises. Langoustines, lottes, merlus, tourteaux…tombent dans l’un des deux bacs de tri. Ils rejettent à la mer les prises non désirées ou trop petites comme ce requin à peau bleue encore bien vivant.
Dans l’humidité, le roulis, le bruit, les positions sont inconfortables, le travail est laborieux et fatigant. Les langoustines sont nettoyées à l’eau de mer avant d’être placées dans des viviers à une température de 7°C environ pour leur éviter le stress. Le poisson est vidé, mis en caisse et descendu dans les cales pour y être glacé.
Un travail aussi physique nécessite de reprendre des forces. Entre deux traits de chalut, les marins tentent de se reposer dans leurs couchettes au-dessus de la salle des machines. Chaleur, bruit et odeur du moteur diesel sont bien présents mais ils n’y prêtent plus attention, ils dorment sur commande, 2 heures au maximum.











